Roberto Pippo (PhD)

al_capone_in_florida

Pour diriger l’ANES, il fallait un personnage d’exception, connaissant bien le monde de la recherche, ses acteurs et ses enjeux. Le choix du gouvernement s’est donc tout naturellement porté sur Roberto Pippo, un homme qui connait bien la science : « J’ai lu au moins deux livres sur le sujet », nous confie-t-il avec fierté, avant de préciser « en fait c’était des magazines ». Roberto Pippo est féru de physiologie (une passion assouvie par le visionnage effréné des huit saisons de « Il était une fois la Vie » quand il avait 6 ans) mais aussi de physique (son golden retriever s’appelle Einstein) : « Quand on voit tout ce qui peut s’incarner dans une seule équation, comme E=M6, c’est véritablement fascinant ». Il pose un diagnostic clair sur la situation actuelle du monde académique français : « Il n’y a pas à réfléchir longtemps. Ce qui fait cruellement défaut aux chercheurs et chercheuses d’aujourd’hui, c’est l’excellence ». Quand on lui demande comment définir ce concept, Roberto Pippo se montre on ne peut plus limpide : « L’excellence fait pleuvoir les financements, elle fait disparaitre les collègues impertinents, elle fait revenir les postdocs, elle soulage l’impuissance scientifique et fait repousser les brevets ». La mission de Roberto Pippo en tant que PDG est donc claire: « Nous allons ramener au cœur de notre système de recherche ce qui aurait toujours dû en être le feu sacré ».

Roberto Pippo est né à Arnac-la-Poste (Haute-Vienne) en 1952. Il est diplômé d’un master de chimie organique et d’un master de droit de l’entreprise tous deux décernés par l’Ecole Supérieure Robert de Borson en 1977 et 1982. Il a effectué une brillante carrière internationale dans le monde de l’entreprise, toujours à la convergence entre compétitivité, science et innovation, dans les domaines variés et synergiques de l’agroalimentaire, de l’énergie, de la finance et de la politique. Il a commencé sa carrière en tant que responsable de la minimisation de l’impact écologique pour un puits de pétrole du groupe Total au Nigeria (1985-1993). Il a ensuite passé plus de quinze années aux États-Unis, tout d’abord comme conseiller au sein du service juridique de la firme Monsanto (1993-1997), puis en tant que responsable du comité d’éthique chez Standard and Poor’s (1997-2008). Il est revenu en Europe à la tête d’un think-tank sur le principe de précaution, mandaté par le groupe Areva (2008-2012). Avant de prendre la tête de l’Agence Nationale de l’Excellence Scientifique, il a été directeur de cabinet au ministère des Finances, en charge de l’optimisation de la domiciliation fiscale (2012-2016). Roberto Pippo a été fait docteur honoris causa-naustra de l’Université des Burgondes en 2007. Depuis septembre 2015, il intervient régulièrement comme orateur à la villa Medge-Kaffesoli, où il organise également des masterclass sur le thème de l’excellence postmoderne. Roberto Pippo a reçu la Légion d’Honneur le 4 mars 2016

Suivez-nous sur les réseaux sociétaux : Facebooktwitter